
Son nom vient du quechua Khocha Pampa : "plaine marécageuse". En effet, Cochabamba s'étend sur 25 km dans une cuvette fertile et verdoyante, au milieu des champs et des collines et produit la majorité des récoltes boliviennes en céréales, luzerne, légumes, agrumes et autres fruits. Les étals de la Cancha, le marché de la ville, offrent des produits frais, goûtus et à moindre prix...
A 2500 m d'altitude, Cocha est la 3ème plus grande ville du pays : une ville animée et tentaculaire, au climat agréable voire méditerranéen (jamais en dessous de 20 oC en journée). Après le micro-climat de Pokhara au Népal...

Les avenues sont bordées de palmiers et de coccinelles, les terrasses bondées, les glaciers alléchants, les places animées... il fait bon vivre à Cocha!!!
C'est aussi pour la première fois, en deux ans de vadrouille, la sensation d'une vie posée avec pour preuve : une clé de maison!!! Je vis dans une maison de scouts pour 10 bolivianos par nuit (1 euro) avec Vanessa (Belgique), Chris (Allemagne), Franco et Carolina (Bolivie)... et leur chien Chubby!!! Ambiance auberge espagnole avec cuisine et SDB communes.

Ménage et popotte redeviennent des habitudes...

Une vie de quartier avec l'épicier au coin de la rue qui me salue tous les matins...
Une vie sportive avec par semaine trois entraînements de volley (avec ma colloc Carolina), deux cours de salsa avec Ariel, un entraînement cardio quasi quotidien... Ca manquait!!! Et puis, je le vois comme une préparation physique pour l'ascension d'un sommet andin avant mon retour en France... Sajama ou Illimani... pour dépasser les 6400 m... à voir suivant la forme et les finances!!!
Une vie culturelle avec concerts, théâtre, expos de photos... Cocha a elle aussi son côté bobo!!!

Mon intégration rapide et réussie à Cochabamba tient aussi aux bons conseils de Romain, un Grenoblois qui vivait dans la maison depuis plusieurs mois... lui-même à l'origine de la venue de Vanessa à Cocha... enthousiaste et cochabambino d'adoption... il m'a donné quelques bons plans (genre la meilleure empanada de la ville!!!) et m'a permis de rencontrer Shirley, Mariapaz, Marielle, Marie Sybille, etc. : une "base" relationnelle... avant son retour en France.
Une des plus grandes différences entre mon projet népalais et mon projet bolivien concerne la notion d'horaires. Alors que je vivais 24h sur 24h avec mes petits bouddhistes, mon intervention avec les filles de la rue se limite de 9h à 16h... du lundi au vendredi... ca laisse du temps...
Si mes activités sportives occupent toutes mes soirées de la semaine, mes week-end ne sont pas en reste. L'occasion de découvrir le coin ou les coutumes...
Un dimanche avec Carlos et Mirta au Local Ayopaya pour un Pampaku. Un plat typique bolivien cuit sous la terre : viandes, tripes, pommes de terre, bananes...

Arrosé de Singani ou de Chicha (alcool local de maïs), servis respectivement au pichet et à la cruche...
Ambiance multi-générationnelle sous les parasols et sur la piste, au rythme des guitares, charengos et flûtes d'un groupe live.

L'ascension du cerro Tunari, le plus haut sommet du centre de la Bolivie en culminant à 5100 m. Je partage cette superbe rando avec Marielle (Luxembourg), Marie-Sybille (une ch'tie), ses collocs germaniques et César, notre guide cochabambino.
L'occasion de croiser des condors, des viscachas (marmottes andines aux oreilles de lapin et à la queue d'écureuil), des lamas...
Profiter des superbes paysages...

Aux couleurs surprenantes...
Avec au sommet, vue panoramique sur la ville et les sommets qui surplombent La Paz comme l'Illimani ou le Huyana Potosi (un 6000 m réalisé l'année dernière avec les gars).
Plus tranquille, une ballade dominicale au parque Tunari avec Shirley et Vanessa...


Pour un pique-nique à 3500 m...
Et une nouvelle vue sur la ville...
Au bout d'un petit mois, je me sens cochabambina...