Derniers jours de vie cochabambina : la prochaine fois, je reviens en touriste avec les filles...
Derniers cours de tinku, d'espagnol, de salsa... bons fous rires à chaque fois...
Dernier pique sur le Prado entre collègues volontaires...
Adieux avec les filles du centre de soutien scolaire : après l'heure biblique (conte et illsutration d'une histoire biblique)...
Elles organisent une surprise avec cartes, discours touchants et petite attention...
Derniers câlins...
Qui se transforment en hystérie gênante, ce qui me gâche le moment : leurs cris, leurs larmes, leurs câlins manquent de pudeur à mon goût à défaut de me flatter l'ego... Une gamine que je ne connais même pas, me supplie de ne pas partir?!!!
Dernière accolade avec les collègues boliviennes...
Mercredi, mon dernier jour, débute de facon excitante : Lena connait quelqu'un qui connait quelqu'un à l'immigration... et qui s'est proposé pour nous renouveler notre visa bolivien... RDV ratés, attente avec anxiété, rien y fait : le gars derrière son bureau ne peut rien pour nous... les contrôles se font plus zélés depuis les évènements au Pérou.
En effet, une révolte paysanne la semaine dernière a tourné au drame avec plus de 20 personnes abattues par la police. Depuis le peuple péruvien fait entendre son mécontentement... Conséquence : les frontières sont fermées, les routes bloquées. De mauvaise augure pour ma sortie au Pérou afin de renouveler mon visa...
Dépitée, je passe ma dernière journée avec les ados de l'Albergue... Une belle après-midi avec patisserie (elles me font même des biscuits en coeurs)...
Mousse au chocolat (elles adorent alors je suis venue une dernière fois avec des tablettes de chocolat)...
J'offre bonbons et sodas pour marquer le coup...
Adieux très touchants : tout le monde y va de sa petite larme...
Je quitte Cochabamba dans la nuit de mercredi à jeudi avec Lena, une Portugaise colloc de Marielle. Bus, taxi, mini-bus... timing serré pour arriver à la frontière péruvienne à Desaguadero. Normalement le fait de sortir du pays permet de rentrer à nouveau avec un visa de trois mois mais là, l'ambiance péruvienne est visiblement tendue avec manifs, lancers de caillasses, slogans virulents, casse vitrine...
On apprécie la vue sur le Lac Titicaca...
Les scènes de rue déserte du village...
Un mate de coca et un bout de fromage...
Et on attend que le temps passe... On fait des aller-retour sur le pont qui relie les deux pays, parfois en courant pour éviter les caillasses des manifestants.
Après notre nuit péruvienne comme recommandé (avec des gars qui balancent des pierres sur notre porte d'hôtel ou hurlent jusqu'à tard dans la nuit), on repasse par l'immigration bolivienne au petit matin : que dalle... souriant mais ferme : il faudra passer par le bureau international de l'immigration à La Paz pour recevoir un visa de deux ou trois mois.
Entre temps, les manifs se sont calmées et les rues de Desaguadero reprennent vie...
Retour sur la Paz : à peine le temps de poser mon sac dans le dortoir réservé par Mauricia pour l'arrivée des filles, on file au bureau de l'immigration. Deux heures de jérémiades, de supplications, de regards cocker, de convocation dans le bureau du grand chef, de menaces (ils parlaient de déportation ou de confiscation de passeport), de larmes... pour au final devoir payer 14 bolivianos par jour supplémentaire au premier visa obtenu!!! On aura tout tenté... Informations erronnées, manque de communication, menaces de sanction : la Bolivie et ses charmes cachés!!!
On craque en sortant des bureaux : on est passées à la caisse (mon budget déjà maigre en a pris un sacré coup...) mais on est en régle pour la fin de nos séjours respectifs!!! Ca vaut bien une petite photo les papiers en main...
Juste à temps pour l'arrivée d'Isa, Julie, Val et Linda. Quatre copines qui débarquent le samedi de l'Hexagone (avec un sac plein de franchouillardises : comté, saucisson, moutarde de Dijon, chocolat!!!)... retrouvailles fatiguées mais comme au bon vieux temps!!!
On entame un bon mois de voyage ensemble : le temps de leur faire découvrir la Bolivie que j'aime...